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Les remote jobs sont modernes et eco-friendly

Les remote jobs sont modernes et eco-friendly

Les remote jobs sont ils plus « eco-friendly » que le travail au bureau ? Si la question était évoquée de manière théorique avant la crise sanitaire, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Le télétravail s’est imposé dans le quotidien des entreprises et il n’y aura pas de retour en arrière. Mais il n’a pas uniquement bouleversé l’organisation interne des entreprises. Le travail à distance a également eu un impact environnemental important. Cela s’est particulièrement ressenti au cours du premier confinement qui a été le plus hermétique. 

 

Selon l’Agence européenne pour l’environnement, qui mesure la qualité de l’air en Europe, les émissions de NO2 (dioxyde d’azote) ont chuté de 30 à 60 % dans de nombreuses villes du vieux continent en mars 2020. Et le phénomène est mondial. Sur la même période, le niveau de pollution à New York a dégringolé de 50 % à New York, et de 25 % en Chine. 

 

 

Dans l’Hexagone, d’après une étude de Santé publique France, la baisse de l’exposition de la population aux particules fines (PM10 et PM2,5) lors du premier confinement a permis d’éviter 2 300 décès. Dans tous les cas, le ralentissement de la circulation routière aura joué un effet majeur. Certes, le Covid-19  a enfermé les gens chez eux. Mais en supprimant les trajets domicile-travail (et retour) de notre quotidien, il aura également contribué à une meilleure qualité de l’air. 

 

Les remote jobs suppriment le navettage

 

Le navettage fait clairement du mal à la Planète et l’une des grandes vertus des remote jobs est de contribuer à le supprimer en grande partie. Ses effets néfastes sont clairement documentés. Selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), le navettage représente la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, soit 28,2 % des émissions totales de gaz à effet de serre du pays.

 

Mais la vertu écologique des remote jobs  ne réside pas dans cette seule donnée. Exemple avec le repas de midi. Pris au bureau, il mobilise couverts et gobelets en plastique (ah la machine à café) dont on se sert rarement, voire jamais, lorsque que l’on déjeune au domicile. Encore aujourd’hui, malgré les progrès dans le domaine, 90 % de ces ustensiles de sont ni recyclés ni réutilisés. C’est dire le bien fait à la Terre lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

 

Les vidéoconférences trop énergivores ?

 

Pour autant, les remote jobs sont-ils, dans tous les cas, autant eco-friendly qu’on veut bien le dire ? La question se pose avec une acuité particulière quand on en vient à examiner la consommation énergétique des équipements électroniques et informatiques. De fait, les réunions en ligne sont, elles aussi, énergivores. 

 

Selon Gerry McGovern, auteur et conférencier spécialisé dans la conception d’expériences numériques, une heure d’appel vidéo ultra HD génère 2,8 kg de CO2 par participant. Posons qu’un employé totalise 3 heures d’appels vidéo par jour. Multiplions par 260 jours ouvrés par an : sur ces bases, les appels vidéo pèsent par personne 2 184 kg de CO2 par an.

 

Comparons maintenant avec  la quantité de CO2 dépensée par, disons, un salarié londonien qui se sert tous les jours de son véhicule pour se rendre au travail.  

 

Si l’on compile les sources statistiques, il parcourt en moyenne et quotidiennement 23.2 km (14.5 miles) aller-retour et dépense 0,2354 kg de CO2 tous les 1.6 km (1 mile) parcourus. Un simple calcul montre alors que la dépense annuelle basée sur, là encore, 260 jours ouvrés, est équivalente à 3 413 kg de CO2 par an. Une quantité supérieure à celle émise sur la base de 3 heures par les appels vidéo, soit, on l’a vu, 2 184 kg CO2/an. 

 

Néanmoins, ce dernier chiffre reste loin d’être négligeable et les entreprises les plus en avance sur ces enjeux ont pris de multiples initiatives pour compenser les émissions carbone provoquées par l’usage des équipements.

 

Compenser en reboisant

 

La société Zapier, spécialisée dans l’automatisation des tâches et dont les 320 employés travaillent en full remote, a ainsi compensé 647 tonnes de carbone grâce au reboisement, soit 2022 kg de CO2 émis par salarié et par an.

 

S’il n’existe pas encore d’étude définitive sur le sujet, tous les chiffres pointent aujourd’hui vers des remote jobs qui se révèlent effectivement  plus eco-friendly que le travail au bureau. 

 

C’est une excellente nouvelle pour les générations Y et au-delà qui font de la protection de la planète une valeur cardinale et peuvent trouver dans le travail à distance (et a fortiori dans le full remote), un mode d’organisation qui y contribue certainement.

 

 

 

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