En remote, on conjugue liberté et meilleur salaire

Sep 30, 2022

A métier égal, les salariés en remote gagnent mieux que leurs homologues au bureau affirment plusieurs études.

« Etes-vous prêt à recevoir un salaire moindre si l’entreprise à laquelle vous postulez vous offre davantage de flexibilité (semaine de 4 jours, remote, etc.) ? » Alors que le monde du travail connaît une période de transformations qui sera sans retour en arrière, la question revient souvent dans les enquêtes. 

Elle permet, il est vrai, de mesurer l’appétence des employés (et elle est de plus en plus grande) pour ces nouvelles formes organisationnelles. Pour autant, dans la réalité, « la vraie vie » comme l’on dit couramment, un tel arbitrage n’a pas forcément lieu d’être. Autrement dit, à tâche égale, un télétravailleur ne gagne pas forcément moins qu’un salarié au bureau à tâche égal. Mieux, de ce point de vue, il s’en sort même souvent mieux.

En full remote, des salaires plus élevés

C’est d’ailleurs ce que montre le rapport « 2022 State of Tech Salaries: Navigating an Uncertain Hiring Market » publié par Hired. Ce dernier concerne les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni. Il jette un éclairage fascinant sur ce qu’il se passe actuellement chez les salariés de la Tech. 

Selon l’étude, ces derniers sont désormais mieux payés quand ils travaillent en remote. Dans la totalité des trois pays, les télétravailleurs sont en moyenne payés 3 000 dollars de plus par an.

Géographiquement, c’est la Baie de San Francisco et sa région qui tiennent la pôle position avec un salaire local moyen de 174 063 dollars, suivie de Seattle à 168 069 dollars et de New York avec 161 128 dollars. Mais ce sont à Toronto et Londres où ont été enregistrées les hausses de salaires les plus élevées. 

A vrai dire, la tendance se dessine depuis déjà un certain temps. Déjà, le « 2021-state-of-remote-work-employer-survey-report » de la société Payscale arrivait aux mêmes conclusions : « Les employés qui télétravaillent à 100 % sont mieux rémunérés que ceux qui travaillent en permanence sur site ». Une différence qui varie en moyenne, selon les modes de calcul, entre +1,9 % et 23,7 % ce qui, convenons-en, n’est pas rien.

Une tendance transversale à de nombreux secteurs

Et ce ne sont pas que les seuls salariés de la Tech qui sont concernés. Là encore, les Etats-Unis nous  en offrent une illustration frappante, cette fois-ci dans le domaine du marketing. A l’exception du directeur du marketing lui-même, tous les postes liés à ce département sont mieux rémunérés quand l’employé travaille à distance1. C’est les cas de l’assistant marketing (+25,38 % que son homologue en présentiel), du responsable marketing (+0,15 %), et du marketing manager (+7,48 %).

On pourrait multiplier les exemples et les étendre à d’autres industries et métiers. Du consultant aux directeurs des opérations, du responsable des ventes, aux techniciens,  tous gagnent plus en remote que sur site. Selon la même étude1, Outre-Atlantique, les travailleurs à distance gagnent en moyenne, 13,58 % de plus que leurs homologues de bureau en 2022.

La preuve que les télétravailleurs n’ont pas à choisir entre salaires et possibilités de flexibilité. Sur le terrain, les deux vont, incontestablement, de pair.

PS : Puisqu’on en est à parler de flexibilité, un dernier petit mot sur ce qu’il se passe actuellement à l’échelle planétaire. Les expériences concernant la semaine de 4 jours se multiplient dans le monde. Sont désormais concernés par des expérimentations sur le sujet (ou plus), le Japon, l’Espagne, l’Islande, l’Irlande, le Japon, les Emirats Arabes Unis, et bien sûr la Belgique qui pourrait très prochainement inscrire les 4 jours de travail hebdomadaire dans la loi. Une norme est en train de naître.

1 Chiffres compilés par Wrike, filiale de Citrix

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