La demande de flexibilité est désormais universelle

Aug 10, 2022

Plus de deux mois ont passé depuis qu’Elon Musk a diffusé son tweet au vitriol contre le télétravail au sein de son groupe. Un message qui aura donné au « pape » du « à quoi va ressembler le futur », le visage d’un patron réac, déconnecté des réalités du moment. En effet, la demande de flexibilité (télétravail, horaires à la carte, semaine de 4 jours…) est désormais la grande demande des salariés sur le marché du travail et la diatribe du patron de Tesla a finalement pris tous les aspects d’un but contre son camp.

Selon les chiffres publiés par Lemon.oi, les recherches sur Google concernant l’expression « travailler quand on veut remote jobs » ont grimpé de +556% après le tweet du patron de Tesla et les mots « quels sont les remote jobs les plus demandés » ont, quant à eux, connu une croissance spectaculaire de +337%.

Pour Alexandr Volodarsky, fondateur et Chief Twitter Officer de Lemon.io, la cause est entendue. «Plutôt que d'imposer des pratiques dépassées, les dirigeants doivent embrasser ce changement et réfléchir à la manière de l'utiliser à leur avantage. Dans le cas contraire, à l’image de ceux qui recherchent déjà des emplois à distance, les talents chercheront simplement la flexibilité ailleurs.»

La flexibilité ne concerne pas que les pays occidentaux

Cette dernière est désormais une variable clé tant du point du vue du recrutement des meilleurs que de leur fidélisation au sein de l’entreprise. Comme l’a révélé l’enquête LinkedIn 2022 Global Talent Trends, les employés qui sont satisfaits de la flexibilité horaire et géographique de l’organisation pour laquelle ils travaillent sont 2,6 fois plus susceptibles de se déclarer satisfaits et 2,1 fois plus enclins à la recommander.

Sur le marché du travail, la flexibilité est désormais la grande demande des salariés. Et pas seulement au sein des économies occidentales comme pourrait le laisser supposer une lecture rapide de la situation. La preuve avec l’Afrique du Sud.

La Grande Démission est aussi à l’œuvre dans le pays. Dans ce contexte, la proportion des entreprises ayant des difficultés à embaucher des talents, particulièrement aux postes clés, est passée de 24% en 2020 à 90% cette année. Dans le même temps, les difficultés concernant la rétention des équipes se sont également multipliées d’après une enquête WTW conduite sur place.

Pour répondre à ces challenges, les patrons sud-africains ont décidé d’actionner plusieurs leviers pour renforcer l’attractivité des organisations qu’ils pilotent. Et devinez quoi? Ces derniers ont choisi à 70% (et c’est leur premier choix) d’augmenter la flexibilité des process de travail. La demande de flexibilité (semaine de 4 jours, horaires à la carte, télétravail…) est désormais universelle. Et contrairement à Elon Musk, de plus en plus de grandes firmes sont en train d’embrasser cette révolution.

Des avantages incontestables

Si Airbnb semble être LE prescripteur en la matière, le groupe est loin d’être le seul. LinkedIn, Kickstarter, GitHub et Netflix ont tous lancé des politiques de vacances illimités. Grant Thornton, le géant américain de la comptabilité, adapte sa stratégie selon le lieu d’implantation de ses bureaux. La société propose de nombreux avantages. Ils incluent des congés flexibles selon les besoins, ainsi que des modalités de travail flexibles et des horaires de travail réduits. Une étude CIPD a révélé que 90% des employés considèrent que le travail flexible est un facteur de motivation clé pour leur productivité au travail, encore plus que les incitations financières (77%).

Une flopée de statistiques démontrant les avantages de la flexibilité au travail tant pour les employeurs ont d’ailleurs paru récemment. Selon ces dernières :  

-77% des employés ont déclaré qu'ils étaient plus productifs en travaillant à domicile (CoSo Cloud)

-74% des employés ont déclaré que la possibilité d'avoir un horaire plus flexible (y compris le travail à distance) les rendrait moins susceptibles de quitter leur emploi actuel (Owl Labs)

- 69% des « millennials » renonceraient à certains avantages pour obtenir un horaire de travail plus flexible sur le lieu de travail (CBRE)

- Les organisations ouvertes au travail à distance constatent un gain moyen de 2 000 dollars de profit par travailleur unique (Stanford)

En quelques chiffres, tout est dit…

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