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L’épanouissement au travail, c’est aussi savoir changer de job

L’épanouissement au travail, c’est aussi savoir changer de job

L’épanouissement  au travail, c’est également faire le choix positif de quitter son job pour trouver celui qui correspond à ses valeurs. Tu es toi aussi dans ce cas ? Alors, tu dois regarder avec attention ce qui se passe aux Etats-Unis. 

 

Là-bas, en avril, 4 millions de personnes, soit 2,7 % des travailleurs américains ont démissionné de leur emploi en avril dernier. Du jamais vu depuis l’année 2000. « The Great Resignation », comme on la surnomme aux USA, interpelle. Et la tendance ne semble pas limitée au seul territoire américain. Selon une enquête Microsoft, 41 % des salariés dans le monde envisagent de faire de même cette année. Si tu es sur le point de te lancer (ou si tu en as l’intention) sache que tu es loin d’être le seul. 

 

La quête de l’épanouissement au travail 

 

Dans cette histoire, l’effet Covid a, bien entendu, joué à plein. La pandémie nous a tous poussés à redéfinir nos priorités. Les générations Y et Z, oui toi cher lecteur, n’ont d’ailleurs pas attendu le coronavirus pour le faire. La quête de sens et du bonheur au travail, le refus de l’insatisfaction au travail et des bullshit jobs, le meilleur équilibre possible entre vie perso et vie privée, tout cela était déjà inscrit à l’agenda des millenials avant le coronavirus. Mais ce dernier aura rendu ces exigences désormais incontournables. 

 

La preuve avec Jonathan Caballero dont l’histoire est rapportée par le site NPR. A 27 ans, ce développeur de logiciels a fini par franchir le pas. La pandémie l’aura fait réfléchir. Pourquoi ce dernier ne pourrait-il pas  terminer une journée de travail par une baignade au lieu d’un long trajet en voiture pour rentrer chez lui ? C’est pourquoi lorsque son employeur a commencé à rappeler les gens au bureau à temps partiel, il a hésité à faire le trajet de 45 minutes. Il a commencé à chercher un emploi avec de meilleures options de travail à distance et a rapidement décroché plusieurs offres. « Je pense que la pandémie a changé mon état d’esprit d’une certaine manière, comme j’apprécie vraiment mon temps maintenant » , explique t-il à NPR.

 

« Aujourd’hui les gens voient le monde différemment, a déclaré le consultant en talents Steve Cadigan au Wall Street Journal (13 juin). Il faudra du temps aux gens pour réfléchir : ‘Comment puis-je me détacher de l’endroit où je suis et me rattacher à quelque chose de nouveau ?’ Nous allons assister à un changement massif dans les prochaines années. »

 

L’Europe entre attentisme et bouleversements ?

 

Et nous, salariés européens, sommes-nous prêts à suivre massivement l’exemple américain ? Chez nous aussi,  le marché du travail est en train de connaître des bouleversements majeurs. Entre les nouvelles exigences des candidats drivées notamment par la recherche de sens à donner à son travail/à sa vie, l’importance mise par les entreprises sur la marque employeur pour y répondre , et les nouvelles techniques de recrutement qui convoquent désormais soft skills et intelligence artificielle, de grands changements, d’ailleurs bienvenus, sont en cours.

 

Pour autant, allons- nous mettre dans les pas des Américains en quittant massivement nos emplois pour plus de bonheur au travail ? Y aura-t-il un remake du « Great Resignation » à la sauce européenne ? Même à motivations égales, cela reste bien difficile à dire tant les marchés du travail sont différents d’un continent à l’autre. 

 

Lever tous les freins

 

Bas van de Haterd, spécialiste néerlandais du travail (cité par le site Totalent) pense que le Royaume-Uni est le pays européen le plus enclin à connaître un tel développement. C’est en effet celui dont le marché de l’emploi se rapproche le plus de celui des Etats-Unis. Pour le reste du continent, c’est une autre paire de manches, estime Bas van de Haterd. Le contrat à durée indéterminée possède une force en Europe qui n’a pas son équivalent aux USA, explique-t-il.

 

Mais pas sûr que le CDI puisse constituer encore aujourd’hui un véritable frein pour qui part en quête de sens et de l’épanouissement au travail. Et, franchement, c’est tant mieux ! 

 

 

 

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